Olivier Roland est un entrepreneur – il a créé son entreprise à 19 ans – et s’est lancé dans un défi fou : lire 52 des meilleurs livres de business en 52 semaines, qu’il nous fait partager sur son blog Des Livres pour Changer de Vie.
Bonjour, je suis Olivier, entrepreneur et blogueur, et cela fait plus d’un an que je pratique une diète médiatique à peu près totale : je ne lis plus les journaux, n’écoute plus la radio et ne regarde jamais le journal télévisé. Et vous savez quoi ? Je m’en porte très bien.
Nous vivons aujourd’hui dans une ère où l’information nos submerge littéralement. Nous avons accès à elle par des dizaines de sources variées et parfois redondantes, qui sont toutes grandes consommatrices de temps, et surtout qui submergent notre cerveau d’informations inutiles.
Car pensez à la majorité des nouvelles que vous apprenez dans les médias, quel qu’ils soient : elles parlent dans 99% d’évènements sur lesquels vous n’avez aucun moyen d’agir, sont dans l’écrasante majorité des cas pessimistes, tristes ou malheureuses et dans sont oubliées au bout de deux semaines. Entre temps, elles auront inutilement encombrées votre esprit, auront consommées votre temps, votre énergie et votre capacité de réflexion – pour rien.
Depuis que je pratique une telle diète médiatique, je me suis coupé des bruits du monde pour me concentrer sur le silence de mon âme (comme le dit magnifiquement Vandamne). Je me concentre sur quelques sources d’informations spécialisées et qui m’importent vraiment : des livres exceptionnels qui m’apportent beaucoup (comme vous pourrez le constater en visitant mon blog), des podcasts que j’écoute pendant mes trajets et les quelques sites et blogs que j’ai choisi avec parcimonie. Ces informations ont une haute valeur ajoutée pour moi, car je les choisie dans une démarche proactive, plutôt d’en subir passivement le déluge chaque jour, et la plupart me servent directement pour les actions que je met en place pour réaliser mes rêves.
Car selon moi la différence entre consommer l’information sans réfléchir et la consommer dans le cadre d’une diète médiatique est la différence entre

et

Comme le dit Timothy Ferris, auteur de La semaine de 4 heures qui m’a fait découvrir ce concept : “Tout comme l’individu moderne consomme trop de calories et trop de calories sans valeur nutritive, les travailleurs de l’information mangent à la fois trop de données et trop de données émanant des mauvaises sources”.
Ainsi dans le premier cas, nous nous goinfrons de choses malsaines peu nourrissantes et qui nous causent même des dommages, alors que dans l’autre cas nous nourrissons notre esprit et nous faisons grandir intellectuellement.
De plus, pratiquer une diète médiatique permet de gagner en liberté et indépendance d’esprit, car les médias déterminent en partie ce que nous pensons et faisons. Je vois arriver et repartir comme des vagues des sujets de discussion ,et parfois même des humeurs et des états d’esprit, dont la majorité viennent des médias. Ainsi j’ai vu arriver la crise sur les visages, dans les attitudes et les paroles, après que la presse ait commencé à en parler : ce bombardement continu de mauvaises nouvelles et de prophéties sinistres portait un coup au moral de nombreuses personnes, qui pourtant souvent n’étaient pas touchées concrètement et matériellement.
Je considère ainsi ma diète médiatique comme un des piliers de mon optimisme : elle m’a permit de garder la tête froide et une démarche proactive là où d’autres se laissaient influencer de manière négative, broyant du noir et ne cessant de se plaindre. Et comme je sélectionne avec soin mes sources d’informations, cela m’a permit de découvrir de nombreuses manières de tirer partie de la crise : c’est en effet une période formidable et pleine d’opportunités.
Mais comment être un citoyen responsable et engagé tout en pratiquant une diète médiatique ? Comment ne pas vivre dans sa bulle ? Premièrement, il me semble préférable de vivre dans une bulle judicieusement choisie plutôt qu’une que l’on nous imposerait de l’extérieur en nous bombardant d’informations qui pourraient tout aussi bien être virtuelles puisque nous ne pouvons ni les vérifier ni agir dessus. Ensuite, l’intérêt de la diète médiatique est qu’elle ne vous coupe pas totalement du monde, au contraire : elle agit comme un filtre automatique extrêmement performant, puisque les gens vous parlent spontanément des évènements les plus importants, ce qui vous permet d’utiliser toutes les personnes que vous rencontrez comme autant d’assistants personnels synthétisant pour vous des centaines d’heures d’informations, et des milliers de pages lues. Si le sujet vous touche ou semble d’importance, rien ne vous empêche ensuite de l’approfondir.
Quant au fait d’être un citoyen engagé, c’est à vous de savoir placer le curseur en choisissant vos sources d’informations avec soin. Evidemment, la diète médiatique n’est pas applicable par tout le monde, en particulier si vous souhaitez vous lancer dans la politique, faire une carrière de diplomate ou militer activement dans une ONG.
Quoi qu’il en soit, je vous propose une chose : essayez la diète médiatique pendant une semaine. Pendant une semaine, vous coupez la radio (sauf pour écouter la musique), vous ne lisez plus les journaux, que ce soit en format papier ou sur Internet, et vous ne regardez plus le journal télé (et si possible la télé tout court). Vous profitez du temps gagné pour faire des choses qui vous importent, et vous n’oubliez pas de poser de temps en temps la question à quelqu’un : “quoi de neuf dans le monde ?”. Notez pendant cette semaine les changements qui se produisent en vous, et si le manque d’informations affecte ou non votre vie. Ensuite, libre à vous de revenir à un régime hamburger-frites-pizzas autant de temps que vous voudrez.
Il y a fort à parier que vous constatiez que la diète médiatique a de nombreux avantages, comme :
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Un esprit plus clair et moins encombré de choses inutiles
-
Un état d’esprit plus optimiste
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Une diminution de votre stress
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Plus de temps pour accomplir ce qui vous importe
-
Une plus grande indépendance d’esprit de part la moindre influence que les médias ont sur vous
Si cette semaine vous a plus, étendez votre période d’essai à un mois. Puis continuez si cela vous plait toujours. Vous m’en direz des nouvelles
.
Mots-clefs : connaissances, diète médiatique, éducation, informations, Médias, régime





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Merci Olivier pour ton article, il est chouette.
Moi-mêmes, je m’abstiens de regarder média journaux (etc) n’ayant pas de temps à y consacrer.
Tu disais que tu choisissais toi-même ton information, je fais de même, mais pour ce qui est des podcasts intéressant je n’ai pas trouvé de site.
Je serais ravi que tu nous fasses part d’un site de podcast qui vaut la peine d’être découvert, si tu en as un sous la main.
Bonne continuation.
Phulis, tout dépend de ce qui t’intéresse. J’ai créé sur un de mes vieux blogs un hit-parade des meilleurs podcasts, que tu peux découvrir ici.
Et il a bien sûr les podcasts de Des Livres Pour Changer de Vie
: ici ou sur Itunes.
Je confirme, ca fait a peu près 2 ans que je fais une diète médiatique.
Premièrement parce que entendre des mauvaises nouvelles tous les soir en regardant les infos.. c’est pas mon truc.
Deuxièmement parce que regarder les infos ca prend au moins 1h par jour…et que j’ai pas ce temps la a gaspiller.
Troisièmement parce que toute façon les évènements “importants” vous en entendez parlé via les autres.
Effectivement cette année on a vite entendu en allant faire nos courses, dans le métro, dans notre famille, ou au boulot “c’est la crise” comme l’excuse suprême pour ne pas se remettre en question.
je crois bien qu’une cure me ferait du bien à moi aussi ^^
Je crois qu’il est important de préciser que cette “mode” nous vient d’un ouvrage : “La semaine de quatre heures” de Tim Ferriss.
Pour ma part, je ne partage pas une vision aussi catégorique de la chose. Certes je n’aime pas être matraqué par les infos. Je n’ai pas non plus de télévision à la maison.
Mais je trouve que la télévision ou les journaux ont le mérite de nous donner un repère national qui nous unis. Ils permettent de pouvoir échanger ensemble sur des sujets de discussion à un moment donné sur des sujets d’actualité.
Et si on n’est pas un minimum au courant, alors on ne pourra pas du tout s’insérer dans certaines discussions de la vie courante.
Au départ moi aussi j’ai cru qu’il serait bon de faire un diète médiatique complète mais je crois que cette décision extrémiste doit absolument être nuancée, sous peine de potentiellement nous déconnecter des autres.
Super article Olivier!
Vraiment très intéressant, je crois que j’aurais bien besoin d’un régime du genre…
Bonne continuation!
Argancel, je précise bien dans l’article que c’est Tim Ferris et La semaine de 4 heures qui m’a fait découvrir le concept.
Je pense que le coté extrémiste ou non de la diète médiatique dépend 1) du degré de celle-ci et 2) du contexte dans lequel nous évoluons. Comme je le disais, une telle diète me semble irréalisable pour un homme politique ou le militant d’une ONG. Mais pour ma part, je la pratique assidûment et de manière presque totale depuis 1 an et demi, et j’ai l’impression d’être déconnecté des autres, mais en bien, c’est à dire que je ne suis pas affecté par les nouvelles pessimistes véhiculées par les médias.
Je n’ai absolument pas l’impression d’être exclu des conversations qui tournent autour de l’actualité,tout simplement parce que si je le souhaite je n’ai qu’à demander de quoi il s’agit, et que c’est souvent l’occasion d’expliquer ma démarche et ses tenants et aboutissants. J’ai été surpris de constater le nombre de personnes qui sont ouvertes à cette idée et la trouve pertinente, même si elles ne sont pas prêtes à l’appliquer.
Et clairement, les grosses nouvelles me parviennent quand même d’une manière ou d’une autre, donc la coupure n’est que partielle
.
Enfin pour moi le bilan est très positif, j’ai plus de temps pour lire, écouter des podcasts choisis, et me cultiver de manière ciblée, et je suis moins victime de l’influence des médias. Je pense que je vais longtemps continuer à la pratiquer.
[...] Comment la diète médiatique peut améliorer votre vie est un billet qui relate l’histoire d’un bloggeur qui décide de se couper du monde médiatique. Ça semble difficile mais je promets de m’essayer cette diète avant Noël. [...]
[...] Comment la diète médiatique peut améliorer votre vie (août 2009) : Comment appliquer la diète médiatique de La semaine de 4 heures, avec mon retour d’expérience et ce que cela peut vous apporter. [...]
[...] Alexandre de LifeStyle Conseil, pour avoir été le premier à me payer la rédaction d’un article invité. [...]
Moi aussi je fais une diète médiatique depuis plus d’un an. Certes j’ai eu quelques rechutes, mais j’ai pas perdu un gramme…
Plus sérieusement, s’abreuver de mauvaises nouvelles anxiogènes sur lesquelles nous n’avons aucune prise ne peut que :
1/ nous faire perdre du temps (35mn par soir x 365 jours soit la bagatelle de 9 jours entiers par an pour les addicts du 20 h)
2/ nous plomber le moral (9 jours entiers à s’entendre dire que la planète va exploser et que l’OL a perdu vous imaginez le désastre)
3/ nous pousser à remplacer du lien sympathique et constructif par de la consommation à outrance. Consommer rassure même si l’accumulation de biens n’a jamais rendu personne heureux.
Merci pour cet article !
TRES jolie démonstration de mise en oeuvre des techniques de Tim Ferris
Enfin, quoique, pour être complet il faudrait avoir fait écrire l’article par quelqu’un d’autre.
Bref, j’admire !
Tim Ferrys il est bien sympa mais à 89 € le livre, il peut sans doute se permettre de réaliser tout ce qu’il dit dans son livre… mais 89 € c’est un petit peu cher quand même… j’ai lu sur d’autres blogs/sites que ce livre est divertissant… ça signifie bien qu’il ne me fera pas avancer, ni gagner plus… alors je vais faire une diète de ce livre et continuer à m’occuper de mes sites internet, qui eux, me rapportent un complément de salaire non négligeable (de 500 à 1 000€ selon les mois). Certes il y a du travail, mais quand j’ai mes petits virements paypal ou de mes régies publicitaires, je suis assez content….