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5 conférences TED qui vont vous retourner le cerveau (dans le bon sens)

Je me rappellerai toujours du jour où je suis tombé sur TED, et de l’instant où je compris à quel point les informations qui nous étaient délivrées étaient précieuses pour notre culture et plus généralement pour notre bien-être.

Mais d’abord, qu’est-ce que TED ? Et pourquoi parler de culture sur un blog de look, de séduction et de musculation ?

Tout simplement parce que le savoir, c’est le pouvoir. Et bien plus de choses encore : plus vous découvrez de nouvelles personnes, de nouveaux faits, de nouvelles inventions, et plus vous vous éveillez à ce qui se passe dans le monde. Ne négligez jamais votre culture, elle est une part importante dans votre développement personnel.

Revenons-en à TED : il s’agit d’une communauté internationale et bénévole rassemblant des grands esprits qui viennent partager leurs idées au monde entier. Des personnages importants y ont assisté, que ce soit du côté des spectateurs ou des conférenciers. On peut citer Larry Page (PDG de Google), Anthony Robbins (un des coaches les plus importants du monde), ou Al Gore (ancien vice-président sous la direction de Bill Clinton). On y trouve aussi des auteurs de best-sellers, des scientifiques de grand noms, et bien d’autres individus passionnants.

Alors, pour quelle raison je veux vous « cultiver » avec TED ?  A vrai dire, là n’est pas la prétention. Mon intention est de vous amener à comprendre à quel point l’accès de ces informations est précieux et utile : ces informations peuvent vous apporter des idées nouvelles sur bien des aspects de votre personnalité et affiner votre compréhension sur ce qui vous entoure.

Cela rejoint le slogan de cette communauté : « des idées qui valent la peine d’être partagées ».

Des conférences sont organisées depuis 1984, axées sur la Technologie, le Divertissement (Entertainment) et le Design, ce qui favorise une incroyable diversité de sujets et de projets. Chaque discours est filmé est sous-titré dans plus d’une vingtaine de langues et accumule des millions de vues.

Parmi ces discours, une sélection des participations les plus populaires a vu le jour. Je n’en avais pas pris conscience au premier abord, mais en y tombant dessus, force était de constater… que mes TED favoris y figuraient en majorité. 😉

J’ai décidé de récolter les meilleures idées à mon sens de plusieurs conférences, et de vous les délivrer en tant que résumé. Vous allez avoir accès à une petite mine d’or de partage et si vous êtes tenté de suivre TED à l’avenir, je vous encourage vivement à le faire !

TED 1 : Comment les écoles tuent la créativité – Sir Ken Robinson 

« Je pense que tout le monde est intéressé par l’éducation. […] Tous les enfants ont un talent fabuleux. Et nous le gaspillons, sans vergogne. J’aimerais donc vous parler d’éducation et aussi de créativité.

[…] (Les enfants) n’ont pas peur de se tromper. Maintenant, je ne dis pas que se tromper, c’est pareil qu’être créatif. Ce que je dis ici, c’est que si vous n’êtes pas prêts à vous tromper, vous ne sortirez jamais rien d’original.

[…] Avec le temps en devenant adultes, la plupart de ces enfants perdent cette capacité. Ils sont devenus peureux d’avoir tort. Et nous dirigeons notre système éducatif national de telle façon que les erreurs sont les pires choses qu’ont puissent faireLe résultat, c’est que nous éduquons des gens en dehors de leurs capacités créatives.

[…] Je pense qu’on devrait conclure que le but final de l’enseignement public à travers le monde est de produire des professeurs d’université. J’aime les professeurs d’université, mais vous savez, nous ne devrions pas les placer au sommet des réalisations humaines. Ils vivent dans leurs têtes.

[…] Les universitaires ont modelé le système à leur image. Si vous imaginez, l’ensemble des enseignements publics à travers le monde c’est un long processus d’accès à l’université. Et la conséquence est que beaucoup de gens talentueux, brillants, créatifs pensent qu’ils ne le sont pas, car les matières où ils étaient bons à l’école n’étaient valorisées, ou étaient même stigmatisées. Ça ne peut pas continuer ainsi.

[…] Soudainement, les diplômes ne valent plus rien. […] Aujourd’hui nos enfants diplômés préfèrent jouer aux jeux vidéo, car il faut un Master alors qu’avant tu n’avais besoin que d’une Licence, et pour certains il faut même un Doctorat. C’est un processus d’inflation académique. Et cela nous montre que le système éducatif en entier est en train d’évoluer sous nos pieds. Nous devons radicalement repenser notre vision de l’intelligence.

[…] Notre système éducatif a miné notre esprit de la même manière que nous avons épuisé la Terre : pour une ressource particulière. Mais pour l’avenir, cela ne nous aidera pas. Nous devons repenser les principes fondamentaux de l’éducation de nos enfants. »

TED 2 : Votre langage corporel forge qui vous êtes – Amy Cuddy 

« Nous déduisons et jugeons énormément à partir du langage corporel. Ces jugements peuvent influencer des évènements significatifs de la vie comme qui nous embauchons, à qui nous offrons une promotion ou qui nous draguons.

[…] Alex Todorov, de Princeton, a démontré que le jugement des visages des candidats politiques en une seule seconde prédit 70% des résultats des élections des sénateurs et gouverneurs américains, et même dans le numérique, les émoticônes bien employées lors de négociations en ligne peuvent vous faire donner plus de valeur suite à cette négociation. Donc, lorsque que nous pensons non-verbal, nous pensons à comment nous jugeons les autres, comment ils nous jugent et quelles en sont les conséquences.

[…] Nous sommes aussi influencés par notre non-verbal, par nos pensées et par nos sentiments et notre physiologie. Je m’intéresse tout particulièrement aux expressions non-verbales de pouvoir et de domination.

Dans le règne animal, il s’agit de s’étendre. Alors vous vous grandissez, vous vous étirez, vous prenez de l’espace, en fait vous vous ouvrez. Il s’agit de s’ouvrir. Et les humains font la même chose.

[…] Que faisons-nous quand nous nous sentons impuissants? Nous faisons exactement le contraire. Nous nous refermons. Nous nous recroquevillons. Nous nous faisons tous petits. Nous ne voulons pas nous cogner contre la personne près de nous. Si quelqu’un affiche une attitude de pouvoir envers nous, nous avons tendance à nous faire plus petits. Nous ne réfléchissons pas ces attitudes.

[…] Nous sourions lorsque nous sommes heureux, mais aussi, quand nous sommes forcés à sourire en tenant un stylo entre vos dents. Cela va dans les deux sens. Et quand il s’agit de pouvoir, cela va aussi dans les deux sens. […] Lorsque vous prétendez être puissant, il y a plus de chance que vous vous sentiez vraiment puissant.

[…] La seconde question était donc de savoir, comme nous savons que notre esprit change notre corps, est-ce vrai aussi que notre corps change notre esprit ?

[…] Nous savons que dans la hiérarchie des primates, si un alpha doit prendre le pouvoir, si un individu doit prendre un rôle alpha assez soudainement, en quelques jours, la testostérone de cet individu augmentera significativement et sa cortisol diminuera aussi de façon significative. Nous avons donc cette preuve, à la fois que le corps peut influencer l’esprit, au moins au niveau facial, et que les changements de rôle peuvent influencer l’esprit. »

TED 3 : Comment les grand leaders inspire à passer à l’action – Simon Sinek 

« […] Il se trouve que tous les grands leaders et organisations qui inspirent le monde, que ce soit Apple, ou Martin Luther King ou les frères Wright, pensent, agissent et communiquent de la même manière. Et d’une manière totalement opposée à tous les autres.

[…] Chaque personne, chaque organisation sur la planète savent ce qu’elle fait, 100 pourcent. […] Mais vraiment très peu de personnes et d’organisations savent pourquoi elles font ce qu’elles font. Et par « pourquoi », je ne veux pas dire « pour faire du profit ». C’est toujours une conséquence.

Par « pourquoi », je veux dire: dans quel but ? Quelle est votre cause ? Quelle est votre croyance ? Pourquoi votre organisation existe-t-elle ? Pourquoi est-ce que vous vous levez le matin ? Et pourquoi ça intéresserait les autres ? Par conséquent, notre manière de penser, d’agir, de communiquer se fait de l’extérieur vers l’intérieur. C’est évident. Nous allons du plus concret au plus abstrait. Mais les leaders inspirés et les organisations inspirées, quelque soient leurs tailles, quelque soient leurs domaines, tous pensent, agissent et communiquent de l’intérieur vers l’extérieur.

[…] Si Apple était comme tout le monde, un de leurs messages publicitaires pourrait ressembler à ça : « Nous faisons des ordinateurs formidables. Ils sont magnifiquement désignés, faciles à utiliser et conviviaux. Vous en voulez un ? » Bof. Et c’est comme ça que la plupart d’entre nous communiquent.

[…] Voici la manière dont Apple communique vraiment : « Dans tout ce que nous faisons, nous croyons à la remise en cause du statu quo. Nous croyons en une manière différente de penser. Notre manière de remettre en question le statu quo est de rendre nos produits magnifiquement désignés, faciles à utiliser et conviviaux. Et il se trouve qu’on fait des ordinateurs formidables. Vous en voulez un ? » Rien à voir non ? Vous êtes prêt à m’acheter un ordinateur. Tout ce que j’ai fait c’est de renverser l’ordre des informations. Cela prouve que les gens n’achètent pas ce que vous faites; ils achètent pourquoi vous le faites.

[…] Le but n’est pas de faire du business avec tous ceux qui ont besoin de votre produit. Le but est de faire du business avec les gens qui croient en ce que vous croyez.

TED 4 : Le pouvoir de la vulnérabilité – Brene Brown 

« […] Les seules personnes qui n’éprouvent pas la honte sont celles qui sont incapables d’empathie ou de relations humaines. Personne ne veut en parler, et moins on en parle, plus on la ressent. Ce qui est à la base de cette honte, ce « Je ne suis pas assez bien « , — qui est un sentiment que nous connaissons tous :  » Je ne suis pas assez neutre. Je ne suis pas assez mince, pas assez riche, pas assez beau, pas assez malin, pas assez reconnu dans mon travail. » Ce qui est à la base de tout ça, c’est une atroce vulnérabilité, cette idée que, pour pouvoir entrer en relation avec les autres, nous devons nous montrer tels que nous sommes, vraiment tels que nous sommes.

[…] Si je prenais les gens que j’avais interviewés, et que je les divisais grossièrement en deux catégories: ceux qui croyaient vraiment en leur propre valeur, ils ont un fort sentiment d’amour et d’appartenance — et ceux qui ont du mal avec ça, ceux qui se demandent tout le temps si ils sont assez bien. Il n’y avait qu’une variable qui différenciait ceux qui ont un fort sentiment d’amour et d’appartenance de ceux qui ont vraiment du mal avec ça. Et c’était que ceux qui ont un fort sentiment d’amour et d’appartenance pensent qu’ils méritent l’amour et l’appartenance. C’est tout. Ils pensent qu’ils le méritent.

Ce qu’ils avaient en commun, c’était un sens du courage. […] Le courage, la définition originelle du courage, lorsque ce mot est apparu dans la langue anglaise — il vient du latin « cor », qui signifie « cœur » — et sa définition originelle était : raconter qui nous sommes de tout notre cœur. Ainsi, ces gens avaient, très simplement, le courage d’être imparfaits. Ils avaient la compassion nécessaire pour être gentils, tout d’abord avec eux-mêmes, puis avec les autres, car, à ce qu’il semble, nous ne pouvons faire preuve de compassion envers les autres si nous sommes incapables d’être gentils envers nous-même. Et pour finir, ils étaient en relation avec les autres, et — c’était ça le noyau dur — de par leur authenticité, ils étaient disposés à abandonner l’idée qu’ils se faisaient de ce qu’ils auraient dû être, de façon à être qui ils étaient, ce qui est un impératif absolu pour entrer en relation avec les autres.

[…] L’autre chose qu’ils avaient en commun était ceci. Ils adoptaient complètement la vulnérabilité. Ils pensaient que ce qui les rendait vulnérable les rendait également beaux. Ils ne prétendaient pas que la vulnérabilité était confortable, ni qu’elle était atroce. Ils disaient juste qu’elle était nécessaire. Ils parlaient de la volonté de dire « Je t’aime » le premier, la volonté de faire quelque chose quand il n’y a aucune garantie de réussite. Ils étaient prêts à s’investir dans une relation qui pourrait marcher, ou pas. Ils pensaient que c’était essentiel. »

TED 5 : L’heureux secret pour mieux travailler– Shawn Achor 

« […] Voici comment obtenir la santé : Il faut inverser la recette du bonheur et du succès. Ces trois dernières années, j’ai voyagé dans 45 pays différents, j’ai travaillé avec des écoles et des sociétés en plein milieu d’une récession économique. Et j’ai découvert que la plupart des sociétés et des écoles suivent la recette du succès suivante : Si je travaille plus dur, je réussirai mieux. Et si je réussis mieux, alors je serais heureux. C’est à la base de la plupart de nos modes d’éducation, de management, c’est la façon dont on se donne de la motivation.

Le problème, c’est que c’est scientifiquement invalide et inversé, pour deux raisons. Premièrement, chaque fois que notre cerveau réussit quelque chose, on ne fait que repousser les limites de la réussite. Vous avez eu de bonnes notes, il vous en faut maintenant de meilleures, vous avez intégré une bonne école, et après avoir en intégré une encore meilleure, vous avez obtenu un bon travail, mais vous devez en obtenir un meilleur, vous avez atteint vos objectifs de vente, on va vous les changer. Si le bonheur est de l’autre côté du succès, votre cerveau n’y arrive jamais. Et c’est parce que nous croyons qu’il faut réussir, avant d’être heureux.

Mais le vrai problème, c’est que notre cerveau marche dans le sens inverse. Si on peut élever le niveau de positivité de quelqu’un dès maintenant, son cerveau ressent ce qu’on appelle aujourd’hui un avantage de bonheur, c’est à dire que le cerveau, en mode positif, est nettement plus efficace qu’en mode négatif, neutre, ou stressé. L’intelligence, la créativité, le niveau d’énergie augmentent. En fait, on a découvert que chacun des résultats professionnels s’améliore. Le cerveau en mode positif est 31 % plus productif qu’en mode négatif, neutre ou stressé. On améliore les ventes de 37 %. Les médecins sont plus rapides et précis de 19 % dans l’établissement d’un diagnostic exact, en mode positif plutôt qu’en mode négatif, neutre ou stressé. Ce qui veut dire qu’on peut inverser la recette. Si on trouve un moyen pour être positif au présent, alors nos cerveaux réussiront encore mieux, car nous pourrons travailler plus dur, plus vite, et plus intelligemment.

[…] Nous avons découvert qu’il est possible d’entraîner notre cerveau à devenir plus positif. En seulement deux minutes, pendant 21 jours d’affilée, on peut vraiment reprogrammer notre cerveau, et lui permettre de travailler vraiment avec plus d’optimisme et plus de succès. »

Allez chercher l’information qui vous éduque

Ce que vous avez pu lire n’est qu’un aperçu du contenu qui vous est délivré (gratuitement). Je vous encourage une fois de plus à chercher l’information par vous-même, et particulièrement une information bénéfique, ce qui n’est généralement pas le cas dans la télé.

Par bénéfique, on entend ici une information qui vous aide à devenir plus fort : à prendre conscience d’outils et de vérités qui vous rendent plus confiant, plus éveillé et compétent. Par négative, il s’agit d’une idée que l’on vous implante et vous amène à croire que vous êtes limité, impuissant, livré à vous-même dans un monde hostile. C’est toute la différence entre une conférence du type TED qui visent l’innovation et le bien-être, comparée à des reportages au contenu discutables censés vous faire croire des opinions qui ne nous proviennent pas de vous. Pour ne pas citer TF1 et BFM TV.

Si vous êtes sceptiques sur cette déclaration, pensez-y un instant : sur quelles sources se basent la plupart des gens, et surtout les personnes généralement tristes, frustrées et déprimées ? Avez-vous été pris à parti dans un dîner sur une question politique qui manquait de faits réels et d’idées concrètes ? Méfiez-vous des médias. Sélectionnez-les, et fiez-vous à ceux qui vous rendent compte de votre potentiel.

Bon courage !

5 réponses à 5 conférences TED qui vont vous retourner le cerveau (dans le bon sens)

  1. Bruce 28 mars 2015 à 11 h 59 min #

    Merci de m’avoir fait découvrir ce site ! En effet, ce sont plein de petites conférences très intéressant en anglais, sur des sujets divers et très abordables. Le gros avantage je trouve c’est que chaque intervention ne dure qu’en moyenne 20 minutes, donc pas besoin de prévoir une heure et demie pour pouvoir la regarder d’un traite 🙂

    • Charles 17 mai 2015 à 18 h 03 min #

      Bonjour Bruce! Mes excuses pour la réponse un peu tardive. La durée de ces conférences est en effet un avantage, et ce n’est pas tout : on peut télécharger la plupart d’entre elle, recueillir le script entier si on préfère lire, ou prendre uniquement l’audio.

      Que du bon !
      Charles

  2. Yoann 12 mai 2015 à 20 h 24 min #

    Merci pour cette article Charles,

    Je ne connaissais pas ces conférence.je les découvre grâce à toi et je m’en vais les regarder de ce pas. Elles ont l’air très intéressante.

    En effet,à cause du conditionnement de nos société et de la crise qui ajoute à l’effet de peur ambiante les gens n’osent plus profiter de la vie et entreprendre.toute le monde est occupé à vouloir « sauver »sa place alors que c’est le système tout entier qu’il faudrait repenser.

    Ton conseil sur les média et également très vrai, les gens ont tendance à prendre les informations de la télé comme évangélique alors que la plupart du temps ce n’est qu’un ramassis de conneries.cela fait depuis maintenant trois mois que je ne regarde plus la télé et je ne m’en porte pas plus mal. Pour ceux qui veulent s’informer autrement je recommande aussi agoravox le média citoyen qui est un site web qui diffuse une information parallèle qui être parfois contraire à la soupe dont nous abreuve les média classiques.

    • Charles 17 mai 2015 à 18 h 06 min #

      Salut Yoann,

      Merci pour ton commentaire et tes recommendations !

      Ce qui est important concernant les médias, c’est surtout ta liberté à les choisir, plutôt que de devoir supporter les limitations de la télévision. Rien que pour cette raison on peut être content de vivre à cette époque…

      Amuse-toi bien à découvrir ces conférences, si tu ne les a jamais vues tu vas t’éclater. 😉
      Charles

  3. selma 29 juin 2017 à 18 h 24 min #

    juste MERCI Charles, c’est impressionnant

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