S’affirmer est quelque chose que le gentil garçon a du mal à cerner, surtout avec les filles. Le juste équilibre paraît souvent flou entre être soit un sentimental soit un bourrin. La réponse est : il faut être un sentimental bourrin. Les filles se plaignent de devoir choisir entre quelqu’un de sexuel et quelqu’un de gentil. Elles ne veulent pas avoir à choisir, elles veulent les deux, alors soyez les deux. Et la magie de la vie fait que cela fera de vous quelqu’un de vraiment heureux.
Celui qui connaît la virilité mais contient la féminité deviendra un bassin où s’accumule toute la force du Monde. Tao Te King
S’accepter complètement jusque dans ses faiblesses est certainement la plus grande force qu’un homme puisse développer. Quelqu’un qui s’assume totalement dégage une grande honnêteté qui ne laisse personne indifférent, à commencer par les femmes. Mais il fait cela avant tout pour lui, car ne rien avoir à cacher, ne pas avoir honte de ce que l’on est, procurent une grande paix intérieure. Cacher sa véritable nature derrière des murs est source d’inquiétude et d’angoisse, car qui dit mur dit faille, tôt ou tard. Abattez les murs et il n’y a plus de faille possible. Aucun homme n’étant infaillible, assumer ses erreurs c’est avant tout développer la fierté d’être humain, c’est être heureux d’être soi.
Quelqu’un qui n’a rien à cacher vit dans une profonde sérénité car il n’offre aucune surface d’attaque à ses adversaires. En se libérant de l’emprise que les autres peuvent avoir sur lui, il devient tout simplement un homme libre. Il ne se soucie plus du qu’en dira-t-on et parle sans complexe de sa passion pour le patinage artistique, le toilettage de chiens ou la séduction. Voilà ce qu’est véritablement un homme libre : quelqu’un qui s’est libéré de l’emprise que les autres ont sur lui, et certainement pas quelqu’un qui a besoin de développer de l’emprise sur les autres. Tirez les gens vers le haut et ils rechercheront naturellement votre présence, rabaissez-les ou freinez-les et ils vous fuiront.
Mon ami Vivien me faisait remarquer que l’on a tous à la base les deux attitudes suivantes :
- la peur de blesser
- l’envie de plaire
qui ne sont en fin de compte que les deux revers (négatif et positif) d’une même médaille qui porte le nom d’ego : plus on a envie de plaire, et plus on a peur de blesser. L’ego est un sujet complexe. Pour arriver à lâcher cette médaille dont l’une des faces est source de souffrance, il faut aussi renoncer à l’autre face qui est source de plaisir, les deux étant inséparables. Comment faire ?
L’échappatoire consiste à renoncer au plaisir et à rechercher la joie. Si le plaisir mène à la souffrance, la joie mène au bonheur. Le challenge est donc d’apprendre à vivre pour soi tout en remplaçant les deux notions précédentes par :
- le respect d’autrui
- l’envie de faire plaisir
Voilà une autre nuance importante : chercher à faire plaisir et non chercher à plaire. Chercher à faire plaisir consiste avant tout à se faire plaisir. On ne prend pas sur soi pour faire quelque chose de pénible dans l’espoir d’être redevable, on prend plaisir à faire plaisir. Cela relève de la bonté, de la générosité, d’une grande force du cœur. Voilà le véritable sens de la gentillesse.
crédits photos mdumlao98 on flickr
Par Aurélien de PostSéduction en exclusivité pour Lifestyle Conseil.
Le désarroi du gentil garçon :
- La méprise au sujet de la gentillesse
- L’incompréhension de la séduction, des femmes, et de soi-même (1/2)
- L’incompréhension de la séduction, des femmes, et de soi-même (2/2)
- Du gentil garçon au « bad boy » (1/2)
- Du gentil garçon au « bad boy » (2/2)
- De l’affirmation de soi à la réalisation personnelle (1/2)
- De l’affirmation de soi à la réalisation personnelle (2/2)








J’ai cherché à tout va sur la toile mais il n’y a encore que trop peu d’informations au sujet de l’être sexuellement inoffensif et surtout les raisons qui expliqueraient pourquoi et comment devient-on ainsi : lesdites informations sont susceptibles de m’aider à mettre un sens sur mon parcours personnel, savoir pourquoi j’en suis arrivé là. En effet, je me suis reconnu dans le dossier que vous présentez. J’ai longtemps cru que je parviendrais à mon épanouissement et à l’affirmation de ma personne en résistant de grandir trop vite, idéalisant les adultes mais dénigrant le monde dans lequel ils vivent. Ce qui m’a frappé le plus, c’est l’hypocrisie sous-jacente à la prétention d’être gentil, ou plutôt devrais-je parler de mon hypocrisie sous-jacente. Je ne comprenais pas pourquoi les gens me tournaient le dos et moi qui n’avait presque rien d’autre à offrir que cette « gentillesse », moi, qui croyait dur comme fer ne rien faire de mal et qui ne comprenais pas les réactions des autres à mon égard. Très souvent, il y avait une forme de rejet, de l’indifférence, voire, du mépris de la part des garçons tandis que certaines filles me prenaient un peu comme ça, pour rire, comme un jouet pour soulager leur peine de cœur et me lâchaient après. Je savais bien que quelque chose n’allait pas chez moi, néanmoins je ne savais pas quoi, alors je vous remercie d’avoir écrit sur ce sujet malgré la dureté de certaines paroles un effet « douche froide assurée » qui confirme bien l’adage qu’il n’y a que la vérité qui blesse. C’est vrai que le « gentil garçon » n’a pas la qualité d’être sincère, honnête, je pense que c’est effectivement par peur de blesser l’autre et par manque de confiance en soi qu’il n’est pas authentique dans ses rapports aux autres. Me trompé-je ? Et que penser de tous ces gens qui vous marchent sur les pieds parce que vous êtes un faux-culs et qui ne sont pas fichus d’appeler un chat un chat, de vous rappeler que vous n’êtes pas sincères ou qui refusent même de vous injurier pour vous le dire ? Peut-être, dans ma vie, n’ai-je pas rencontré non plus les bonnes personnes pour me mettre des coups de pieds aux fesses quand il le fallait, mais croyez-moi, ça ne fait pas de moi quelqu’un de mauvais et le « gentil garçon » s’il n’est pas gentil à proprement parler n’est certainement pas non plus une personne méchante. Je refuse d’être martyre pour la vie, j’ai désormais bien conscience que tout cela est lié à mon attitude manquant d’authenticité, de véracité, et compris qu’il ne faut pas basculer dans l’autre extrême, celui du garçon qui vit sans scrupule, dans sa bulle en quelque sorte, le bad-boy. La seule façon de comprendre d’où pouvait provenir le problème était de me remettre constamment en question – ce qui peut s’avérer être une qualité par ailleurs, mais je n’ai jamais avancé sur le plan relationnel. Ce que j’apprécie dans votre analyse, c’est aussi les conseils que vous communiquez sur la recherche d’un équilibre, la difficulté de le trouver, et surtout, sur la nécessité de le rechercher ou plutôt d’en avoir conscience. Pour le reste, je ne me fait pas de souci. J’ai lu avec intérêt vos différents posts sur le désarroi du gentil garçon. C’est décidément une bonne journée pour prendre de nouvelles résolutions. Bonne continuation à vous.