pratiquer meditation

Ce que la méditation peut vous apporter, et comment la pratiquer

Êtes-vous en train de subir en ce moment de grandes pressions ?

Cherchez-vous une méthode efficace pour commencer la journée avec de l’entrain et de l’énergie ?

La méditation est une pratique largement diffusée aujourd’hui : de plus en plus de personnes de différents milieux (business, scientifique, artistique) s’y intéressent et l’emploient dans leur quotidien. Dans une époque où tout va très vite, nous sommes de plus en plus désorientés par les technologies, les multiples responsabilités et les défis à relever.

Nous avons besoin de prendre soin de notre mental et la méditation est une pratique qui apaisera vos peurs. Elle vous aidera à faire la paix avec vous-même, à déceler ce qui a de l’importance, et aidera à faire resurgir les émotions refoulées. Vous serez au final plus fort, plus aimant et surtout bien dans votre peau.

Cela vous intéresse ? Voici des indications inspirées d’une pratique réelle :

Étape 1 – S’isoler quelques minutes

Comprenez que la méditation est une manière de se soigner, de se réparer. Pour y arriver, il est bon d’instaurer quelque habitudes.

Pour parvenir à se calmer dans le tumulte du quotidien, instaurez cette première habitude :

  • Créez un espace privé, rien qu’à vous, dans lequel vous profiterez de 10 minutes de vrai repos par jour.
  • Cela peut être une chambre ou une plus petite pièce, tant que vous vous y sentez bien et n’êtes pas dérangé.
  • Veillez à disposer d’une chaise, d’un lit ou d’un tapis pour vous détendre. Vous pouvez aussi méditer debout, c’est très intéressant, juste un peu plus difficile quand on débute.

Vous n’avez pas besoin de brûler un cierge ou de l’encens, ou encore d’allumer des bougies et de prononcer des mantras. Sauf si ces pratiques vous inspirent bien sûr.

Passez une dizaine de minutes environ cinq jours sur sept dans cet espace personnel. Laissez le portable hors d’atteinte et réjouissez-vous de pouvoir vous ressourcer sans avoir à répondre de qui que ce soit !

Alors, que faire ensuite ? Comment « bien » méditer durant ce moment ? C’est là que les bonnes choses commencent.

Étape 2 – Mieux respirer

Maintenant que vous êtes installé et que rien ne peut vous perturber, essayez de respirer d’une façon différente.

Il y a plusieurs bonnes raisons à cela. La première est que notre corps réagit à nos pensées, et nos pensées répondent aux évènements de la journée.

Lorsque vous êtes en tension, le corps est en souffrance, et votre langage corporel se « ferme » de plus en plus, comme pour se protéger : les épaules se voûtent, la nuque tombe vers l’avant, le diaphragme et les organes sont en tension.

Ces réactions peuvent vous nuire à la longue : ils limitent l’activité respiratoire.

Prenez le temps de considérer la façon dont vous respirez : utilisez-vous le ventre ? Ou votre souffle est-il souvent saccadé, interrompu ? Sentez-vous un malaise à la poitrine, des ballonnements, un cœur qui cogne fort ? Tous ces signes sont des alarmes indiquant que le corps a besoin d’être soulagé. Si vous êtes capable de repérer ces signaux, vous parviendrez à mieux y répondre.

Revenons à la respiration : l’enjeu est d’inspirer puis d’expirer un certain nombre de secondes, et de tenir environ cinq minutes ainsi.

  • Comprenez que le nombre de secondes importe peu : l’enjeu est d’instaurer un rythme régulier, dans lequel vous inspirez et expirez calmement, sans saccade.
  • Comme le corps a l’habitude de respirer d’une façon irrégulière, installer un rythme permettra de libérer énormément de tension et ainsi d’entrer dans un état de relaxation. Il se peut même que vous soyez surpris des sensations !

Pour ceux qui veulent un cadre et une ligne directrice précise, je vous propose de tester deux méthodes :

  • La première vient de ma propre pratique : six secondes d’inspiration, trois secondes de rétention, puis soufflez librement. Si elle est un peu difficile à exécuter, essayez quatre secondes d’inspiration, deux de rétention, puis expirez librement. Rappelez-vous que l’idée est de suivre un rythme. Une fois que vous aurez soufflé, inspirez de nouveau en respectant le nombre de secondes.
  • La cohérence cardiaque marche très bien aussi : elle implique un certain nombre de respirations à respecter durant cinq minutes. Le bémol est qu’elle sollicite plus votre attention, mais elle reste efficace.

Bon à savoir :

Ne confondez pas la respiration au niveau du diaphragme avec la respiration ventrale : chacune a des apports différents et il est intéressant de pratiquer les deux. Vous pouvez par exemple faire trois minutes en gonflant légèrement la poitrine, puis trois autres en prenant l’air au ventre.

Ne tenez pas non plus le rythme à la lettre si vous fatiguez : reprenez votre souffle, pas la peine de s’étouffer ! Respirez plusieurs coups puis recommencez.

Encore une fois, l’intérêt n’est pas de compter tout le temps les secondes, mais d’assimiler un rythme dans lequel votre corps pourra récupérer des tensions. Au fur et à mesure, cette manière de gérer le souffle deviendra naturelle.

Étape 3 – Lâchez prise

Une fois que votre corps se sera relâché dans le rythme de vos respirations, vous allez expérimenter des sensations nouvelles et déconcertantes. Il peut s’agir d’une impression de flotter, d’une chaleur qui se répand, ou même de l’apparition de couleurs dans votre champ de vision (quand bien même vos yeux sont fermés).

Ce sont des réactions normales qui indiquent entre autre une libération face aux tensions. Ne vous inquiétez pas et poursuivez. Au fur et à mesure, vous vous retrouverez dans une de ces situations :

  • De la somnolence. Il se peut même que vous dormiez, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi car il y avait un besoin de récupérer.
  • De l’agitation : vous avez du mal à tenir en place, il y a un désir de se lever, de se frotter le visage, de regarder autour de soi…

Le deuxième cas est plus fréquent, il est la partie difficile de la méditation. C’est là qu’une respiration lente et profonde vous servira.

Notre corps et notre mental sont soumis à une situation inhabituelle : les pensées se bousculent dans la tête, la concentration flanche, on se dit que c’est stupide, que l’on ferait mieux d’aller réviser ou de répondre à ses mails, et il faut aussi amener la voiture en révision et acheter un cadeau pour…

Stop.

C’est précisément le moment où il faut prendre du recul.

Ce sont des pensées parasites. Imaginez-les comme les mouches qui tournent autour de vous. Soit vous choisissez de vous énerver après ces bêtes et passez une heure à essayer de les tuer, soit vous les laissez tranquilles et elles finiront par s’en aller. Même principe.

A chaque fois que des idées viendront troubler votre concentration, constatez-les, acceptez-les puis focalisez-vous à nouveau sur votre respiration.

Ce que vous êtes en train d’expérimenter s’appelle le « lâcher prise ». Il vient progressivement : plus vous lâchez les préoccupations de la journée, plus vous entrez dans un état réparateur.

Cette phase vous permet aussi de prendre conscience de ce qui est important : vos amis, votre famille, les personnes qui vous ont aidé et vous soutiennent…

Enfin, certaines émotions refoulées peuvent ressortir : il arrive de vouloir rire ou pleurer. Ne luttez pas si cela arrive, aussi déconcertant que cela puisse être.

Étape 4 – Récoltez les fruits

Si vous avez suivi ces indications, il y a des chances que vous vous sentiez mieux. Le simple exercice de la respiration  aide à mieux gérer son anxiété et à commencer la journée avec plus de calme et d’énergie.

Mais comme vous venez de le lire, la méditation met à la lumière ce qui est enfoui en vous. La pratique aide à se reconnecter avec soi-même. Un des défis de notre époque est de préserver notre humanité. Nous ne sommes pas des machines froides et calculatrices, mais des gens qui aspirent à se sentir bien et à aimer.

Pratiquez la méditation et cueillez ce qu’il y a de meilleur en vous. Découvrez vos désirs profonds.

Développez aussi votre sentiment de gratitude : soyez reconnaissants car vous avez de quoi manger, un toit où dormir, des habits, des gens à fréquenter… même si on peut vouloir mieux et plus, on ne soupçonne pas toujours la chance que l’on a.

Grâce à la méditation, vous serez plus amène à prendre de meilleures décisions et à les assumer. Vous serez également plus indulgent avec vous-même et les autres.

Bon à savoir :

Si de merveilleuses choses peuvent se passer durant la méditation, il se peut aussi que rien n’arrive en apparence. Certains événements sont difficiles à encaisser émotionnellement et risquent de prendre plus de temps à être gérés. Je vous encourage à persévérer, ne laissez jamais tomber la méditation : si elle vous a servi une fois, elle vous servira toujours.

Je vous invite aussi à ne pas forcer les résultats : il ne s’agit pas d’une compétition mais d’avoir un moment à soi pour se ressourcer.

Étape finale – Revenir doucement dans sa vie active

Votre réveil sonne, les dis minutes ont passé. Vous vous sentez mieux qu’au début, prêt à aborder la journée. Bravo !

Ne quittez pas brusquement la pratique : faîtes quelques grandes inspirations et expirations ventrales, tranquillement. Faîtes récupérer aussi le corps en baillant et en vous étirant, un peu comme si vous sortiez du lit. Prenez le temps nécessaire.

L’idéal est de ne pas retourner immédiatement sur le téléphone ou l’ordinateur, mangez plutôt quelque chose et marchez un peu.

Faîtes ces exercices au moins une fois par jour et quatre à cinq fois par semaine : dix minutes suffisent pour faire ses débuts, mais vous pouvez prolonger la séance si vous le sentez.

La régularité est importante : je vous recommande de tenir un carnet afin de noter vos impressions. Cela vous aidera à comprendre le changement de votre état et les bénéfices de la méditation.

Bonne zen attitude, et venez nous faire partager votre expérience en écrivant un petit commentaire !

Par Charles

2 réponses à Ce que la méditation peut vous apporter, et comment la pratiquer

  1. Iznaour 14 juin 2014 à 6 h 27 min #

    Super article !

    Je pense que la méditation devrait être pratiqué le plus souvent possible.

    En effet, le seul moment où on est vivant c’est dans l’instant présent.
    Alors que le passé et le futur sont des pensées qui se produisent dans notre tête et non dans l’instant.

    Donc on est vivant mais déconnecté de notre présence.

     » C’est pourquoi nous passons la plupart de la journée un peu endormi, sans être véritablement dans le présent.  »

    J’approuve 🙂

    – Iznaour

    PS : Eckhart Tolle – Le pouvoir du moment présent est un livre à lire absolument !

  2. nickson 10 juin 2017 à 7 h 46 min #

    merci, souvant on pratique la méditation plus profond et quand je vois des images j’manque comment je vais éxplore ces androits.

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